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Mohamed Henni Production : La découverte d’un vidéaste ambitieux et passionnant

Logo Mohamed Henni Production

Présentation de Mohamed Henni Production (MHP) :

Mohamed Henni Production  est une société de production audiovisuelle dunkerquoise. Que ce soit une vidéo  pour un mariage, une vidéo de promotion d’un produit ou d’un commerce, ou tout autre type de vidéo visant à promouvoir une personne, une cause ou un évènement, MHP est spécialisé dans la création de contenus audiovisuels et intervient sur toute la France.

Qui es-tu ?

Moi c’est Mohammed Henni, j’ai 27 ans. Je suis né à Saint-Pol-sur-Mer et j’ai grandi à Dunkerque toute ma vie.  Pour moi l’entrepreneuriat s’est transmit de père en fils on va dire. Mon père est artisan et entrepreneur, mon grand père aussi, il y a une fibre qui était déjà existante sur cette base là.

J’ai entrepris très jeune. J’ai commencé dans des projets en association sur de la danse, des projets déjà axés sur la photo et la vidéo. J’étais déjà un peu dans cet univers numérique et au fur et à mesure des années, je suis rentré dans diverses assos « X,Y et Z », «  Echange & Partage » , les « Cindy Boys ». On a monté plusieurs projet, ça m’a constitué et ça m’a poussé à créer MHP production qui est aujourd’hui ma société de production audiovisuelle.

Côté études,  j’ai fait un DUT TC puis une licence ici à Dunkerque, et j’ai fini avec deux années de master en Australie. Donc, j’ai fait un master en marketing communication à l’international avec une spécialité en vidéo et c’est là où j’ai commencé à créer mes premiers contenus et où je me suis rendu compte qu’il y avait possibilité de monétiser et transformer cette passion en business.

Chronologiquement, les projets avec les associations étaient vers quel âge ?

Quand j’avais 16 ans, je suis rentré dans « Echange & Partage ». C’est une association qui avait pour but de valoriser la jeunesse et de proposer des activités sportives, mais essentiellement liées à la danse pour les jeunes Dunkerquois, et le tout gratuitement. C’est le premier projet que j’ai monté. On a ouvert des stages de danse gratuits pour les jeunes. J’étais danseur aussi de base, donc c’était mon petit plus à côté.

L’avantage des projets comme ça, lorsqu’on est jeune, ça vous apprend beaucoup. Quand vous ratez, c’est de votre faute, mais quand ça réussit, c’est grâce à vous aussi. C’est une sensation qui, quand tu échoues, tu te prends une claque, mais tu dis OK, la prochaine, je vais réussir. Et quand tu réussis, tu dis ouais, c’est moi, donc c’est valorisant. Ça donne une espèce de motivation.

Moi, ça m’a vraiment poussé. Plus j’en faisais, plus j’avais envie d’en faire encore plus ! 

A partir de quelle année tu as décidé de te lancer vraiment dans l’entrepreneuriat ?

J’ai créé MHP en octobre 2016, il y a cinq ans maintenant. Je rentrais d’Australie. Je me suis dit soit je reste là bas, soit je réussis à Dunkerque et je continue. Je travaillais en restauration, rien à voir. 

C’était vraiment bien là bas, j’avais un très bon salaire et une bonne situation mais je me suis dit ce n’est pas le truc que je kiffe le plus.

Tu n’as pas hésité avant de prendre ta décision ?

 Franchement, j’ai mis du temps. Je suis resté deux ans là-bas. C’était très compliqué parce qu’en partant de là-bas, le mec me propose un contrat. 

Mais je partais toujours du principe que mon père me disait souvent, il faut absolument que tu aimes ce que tu fais dans la vie, tu vois la restauration j’aimais bien, mais ce n’était pas mon kiff et desfois le matin, je me disais quand tu souffles pour aller au travail, il y a un problème alors que la vidéo desfois à 3h je me lève et je travaille de nuit, ça ne m’embête absolument pas. Et aujourd’hui, je ne regrette pas du tout.

Donc tu as pris la décision de te lancer. Comment tu as-fait ensuite pour trouver tes premiers clients ? Les démarches administratives ? Comment ça s’est passé concrètement ?

Le gros avantage c’est d’avoir été en assos au départ,  ça m’a permis de me constituer un réseau et aujourd’hui, un réseau, c’est une force et c’est une plus-value par rapport à ton activité ou tes concurrents. C’est ce qui va faire la différence, surtout dans des petites villes comme Dunkerque.

C’est des petites villes où tout le monde se connait. Le fait d’être en asso, j’ai toujours été avec des personnes qui étaient plus âgées de 10 ou 11 ans et qui ont plus d’expérience. Donc automatiquement, j’ai grandi avec des gens qui étaient en train d’entreprendre. Donc, quand j’ai créé la société, ces gens là avaient déjà entrepris. 

Ils m’ont dit « on va donner ta chance ».

Donc le réseau aujourd’hui c’est une force à ne pas négliger ?

La plus-value aujourd’hui pour l’entreprise c’est le réseau.

J’ai une page Facebook sur laquelle je communique mais au départ c’est surtout via le bouche à oreille. Et encore aujourd’hui, c’est essentiellement le bouche à oreille qui fonctionne. D’ailleurs, c’est même bizarre à dire, mais même quand je travaille sur Paris, dans le Sud, etc… j’ai plusieurs projets partout en France aujourd’hui et ‘à chaque fois, c’est untel, qui a dit « On a vu ta vidéo et on m’a dit que tu travaillais bien ».

Quand tu entreprends, tu es jamais tout seul. Il y a la famille et après, tu as toujours une espèce de mentor. On va dire qu’ils sont là pour t’aiguiller, te conseiller. Moi, je prends l’exemple d’une personne que je remercierai toute ma vie. Il s’appelle Emmanuel Chila.  Ça fait 15 ans qu’il est là et je lui dois beaucoup. Il a structuré mes idées et mon projet. C’est toujours bien d’avoir une personne qui est un peu plus âgée, ou du moins qui a l’expérience qui va te permettre de bien faire les choses, qui va te dire clairement ce qu’il ne va pas et te donner des conseils.

 Il faut écouter les conseils de tes mentors parce que ces personnes on sait qu’elles sont passées par là

Comment tu t’es financé, surtout en ce qui concerne le matériel ?

Le gros avantage que j’avais quand je me suis lancé, c’est que je suis rentré d’Australie et en Australie je n’étais pas quelqu’un de dépensier. J’ai économisé énormément d’argent donc je rentrais avec un gros pécule, en fait un bien. J’ai bien mis de côté et  je me suis dit je ne vais pas faire d’emprunt, je vais me débrouiller et j’ai tout acheté.

Mon matériel cash tout de suite, la caméra, le micro, le stabilisateur, , j’ai tout pris, tout ce que j’avais mis de côté est parti. Pour ça, je me suis dit ok, tu y vas à 100% sans hésiter. Je le conseille encore aujourd’hui. Si tu fais les choses à moitié par peur de l’argent oublie.

Il faut y aller « tête baissée » lorsqu’on a 20ans. Et là on voit l’importance du mentor car il m’a dit qu’à 20 ans on a rien à perdre. Je  n’ai pas d’enfants, pas de maison, je vis chez mes parents, dans le pire des cas je revends mon matériel et voilà. Il m’a dit d’y aller à fond pour ne pas avoir de regret et de rien lâcher.

A quel moment et avec quelle vidéo tu t’es fait connaître ? 

La première c’est Happy, Happy Dunkerque avec laquelle je me suis fait connaître avant de commencer MHP production. Elle avait fait 220 000 vues sur Youtube ce qui était énorme à ce moment là. J’avais reçu plein de prix et ça a été un tremplin énorme. A mon retour d’Australie, j’ai fait la vidéo Level-up qui a fait 180 000 vues.

J’ai eu donc avant de commencer deux vidéos à près de 200 000 vues ce qui m’a fait une bonne pub. J’étais là au bon endroit au bon moment.

Au niveau logistique tu travailles tout seul ou en collaboration avec d’autres personnes ?

Aujourd’hui j’ai besoin de développer mon activité mais je suis très bien tout seul et je n’ai pas envie de passer le cap du recrutement. Ce que je fais c’est que je travaille avec d’autres auto-entrepreneurs de Dunkerque, donc d’une certaine manière je fais travailler mes concurrents que je prends pour de la captation c’est juste le cadrage. En revanche je garde toujours le montage car c’est propre à moi-même. Donc en général, j’appelle des personnes de confiance pour faire de la captation, je récupère les rush et je monte ensuite. Et c’est comme ca que je suis un peu partout sans être partout. Je garde les plus gros contrats et si je ne peux pas être là,  je demande à ces personnes mais si je suis là, je le fais. J’ai trois vidéastes en qui j’ai confiance mais je ne cherche pas à embaucher car côté administratif, c’est cher et ça fait peur du fait des problèmes.

Pourrais-tu nous donner selon toi les qualités à avoir pour entreprendre ?

Il en faut trois selon moi :

  • La première c’est d’être passionné parce que quand on crée quelque chose, il faut absolument que ce soit la passion qui prenne le dessus et non l’argent. 

Si ton seul but c’est de gagner de l’argent et que ça ne fonctionne pas, ça ne sert à rien. 

  • Le deuxième c’est  la rigueur et le courage, dans ma vie j’ai eu la chance d’être entouré et structuré mais il y a des moments où c’est plus compliqué. Il faut de la rigueur dans le sens où tu ne dois pas lâcher, être structuré, courageux et ne pas avoir peur. Si tu as peur, tu ne vas pas réussir, c’est normal d’avoir peur mais il ne faut pas pour autant te décourager. 
  • La troisième qualité ce serait la patience, ça va venir à un moment donné et il ne faut pas lâcher car à tout vouloir tout vite, tu n’auras rien, il faut vraiment aller doucement et faire les choses correctement tout en avançant projet par projet.
 

Et pour finir, selon toi quels sont les conseils que tu donnerais à quelqu’un qui souhaite se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Pour les conseils il faut bien s’entourer, un entrepreneur n’est jamais tout seul. Dis moi avec qui tu traînes je te dirais qui tu es, c’est exactement ça. Si t’es entouré de personnes négatives ça n’ira pas. Alors que si tu es avec des gens qui ont entreprit toute leur vie, tu auras une motivation qui te poussera. 

Aussi, structurer ses idées, la tarification et savoir bien valoriser son travail. Trop de personnes travaillent dans la vidéo et font payer des vidéos trop peu. Parce que quand tu commences et tu fais payer une vidéo 250€ c’est normal car tu commences tout n’est pas parfait mais quand ça fait trois quatre ans que tu fais ça, il y a un problème. Il faut être réaliste et savoir mettre le prix ne serais-ce que pour le matériel dans lequel tu as investi et le travail effectué. Si tu restes sur des prix bas longtemps et que tu veux les augmenter, les gens ne comprendront pas. Il faut savoir monter lentement et doucement et ne pas trop être gourmand. Mais au fil du temps il y a l’expérience qui joue, comment tu travailles, le réseau que tu vends aussi, ton image

"Dis moi avec qui tu traînes, je te dirais qui tu es"

Encore un grand merci à Mohamed Henni pour le temps qu’il nous a accordé, nous lui souhaitons beaucoup de réussite pour ces prochains projets.

N’hésitez pas à visionner l’interview complète sur notre chaîne Youtube.